Charles Bordes
grand transcripteur
de la musique populaire

En huit ans, les Journées Charles Bordes ont produit de nombreux concerts de prestige mais aussi six disques – et cette année un septième – destinés à laisser pour l’avenir la trace d’un travail patrimonial considérable entrepris autour du compositeur, collecteur et transcripteur de musique populaire, Charles Bordes (1863 – 1909). Né à Vouvray, ce musicien profondément original et créatif fut toute sa courte vie un infatigable propagateur des musiques populaires de tradition orale. Il a grandement participé à la transmission de la musique traditionnelle en France.

Une conférence consacrée à quatre de ses oeuvres musicales se tiendra au Musée des Beaux-Arts le 24 novembre prochain à 19h.

L’ÂME BASQUE DE CHARLES BORDES
Fou de musique populaire basque, il s’en fait à partir de 1889, le plus ardent défenseur. Il entend au travers des chants populaires de ce pays les racines des musiques les plus anciennes et les plus savantes, racines qui irriguent le plain-chant grégorien comme les oeuvres polyphoniques de la Renaissance ou de la période Baroque. Il décide d’en faire la source de ses propres compositions, en transcrivant ces mélodies dans des oeuvres qu’il écrit pour piano, orchestre, ou pour des ensembles de musique de chambre.

CHARLES BORDES UN VERITABLE “DEEZER DU XIXe SIÈCLE“
A son époque, le disque n’existe pas, même si l’enregistrement phonographique ne va plus guère tarder à naître. Il faut donc, en cette fin de XIXe siècle, diffuser la musique par les plus larges et les meilleurs moyens possibles et les « arrangements » pour un ou deux pianos, à deux, quatre, six ou même huit mains, permettent de faire pénétrer les oeuvres musicales dans de très nombreux foyers. Charles Bordes, ses condisciples chez César Franck, puis ses élèves de la Schola Cantorum transcrivent donc de nombreuses oeuvres pour l’instrument à clavier que Berlioz dénommait déjà son « parfait petit orchestre ».

UN PATRIMOINE MUSICAL À PRÉSERVER

La « mise en abîme » de la transcription du patrimoine musical est donc notre sujet cette année. Les musiques Basques que nous présentera le 7e disque des « Journées Charles Bordes » sont issues du collectage et de la transcription, par notre musicien, de mélodies qui représentent les plus anciennes traditions orales du patrimoine musical des Basques : premier niveau de transmission.

Il en a tiré son inspiration pour écrire des compositions pour piano et orchestre, pour quatuor à cordes avec flûte ou encore pour piano seul : deuxième niveau de transmission.

Certains de ses amis compositeurs, en renom à l’époque, arrangent ces oeuvres multi-instrumentales de Charles Bordes en pièces pour deux pianos (dont l’un remplace l’orchestre) ou pour un seul clavier, mais où quatre mains vont prendre la place de l’ensemble de chambre instrumental : troisième et ultime niveau d’élargissement de la transmission.

Le Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance, ainsi que les collectivités territoriales : Ville de Tours, Conseil Départemental d’Indre-et-Loire, Région Centre Val de Loire sont à nos côtés depuis l’origine de nos Journées. La pérennité de cette manifestation leur est due. Le public s’est accoutumé à retrouver chaque automne ce grand devancier de la renaissance des musiques anciennes, dont héritent aujourd’hui les ensembles Tourangeaux, et indirectement les « Concerts d’Automne ».

Discographie des journées Charles Bordes

Michel Daudin Fondateur de l’association « Charles Bordes »
Directeur artistique des Journées Charles Bordes
Télécharger le bulletin Adhérer à l’association